Olivia Zeitline

Vivre dans le coeur

Texte Olivia Zeitline & illustration Fiona McKerrell

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Vivre dans le cœur, on nous le répète depuis des siècles. Cela peut sembler tellement ringard et pourtant le plus grand de tous les joyaux se trouve là, juste sous notre nez. Dans ce petit espace du cœur sacré au fond de notre organe physique. En allant en lui, nous nous transformons irrémédiablement et c’est des larmes de joie qui dansent dans nos esprits. Nous pouvons alors créer tout ce que nous souhaitons et nous détendre car tout notre corps devient le frisson de la perfection.

Les anciennes civilisations avaient toutes cette connaissance suprême du coeur, elles savaient se connecter à lui, y entrer pour se diriger dans le noir, pour faire apparaître des objets, appeler la pluie ou se déplacer aux quatre coins de l’univers. Voir le livre de Drunvalo à ce sujet.

Comment avons nous pu oublier cela ? Pourquoi en sommes nous arrivés à vire dans un monde de peur en continuant à l’alimenter sans même nous en apercevoir ? Parce qu’en réalité il ne s’agit pas d’ouvrir les yeux mais plutôt de les fermer, de rentrer dans le noir et de placer notre conscience dans le cœur. En réalité, il ne s’agit pas d’apprendre mais de se souvenir de ce qui est déjà.

Il existe deux espaces du cœur, celui de notre organe physique qui correspond à l’attachement et celui au milieu de notre poitrine qui est l’amour inconditionnel. C’est pour cela que quand nous perdons un être cher nous avons mal au coeur. Par contre en nous reliant à l’espace d’amour sacré au milieu de notre plexus nous sommes dans un espace de plénitude absolue. La méditation permet d’accéder à ce tout petit espace en déplaçant son centre de conscience dans le corps puis dans le coeur physique jusque dans le tout petit espace sacré du coeur. Voir l’enseignement d’Hira Hosen et sa vidéo par Lilou Macé.

Vous découvrirez alors comment vous parle votre cœur ? Celui-ci utilise des symboles et chacun a son propre langage. Est-ce qu’il voit des paysages magnifiques, des lumières diffuses, est-ce qu’il entend le chant des dauphins, est-ce qu’il sent les herbes fraîchement coupées ou est-ce qu’il vous donne la chair de poule ? Quelle est sa vibration ? Il se pourrait qu’il vous chante une mélodie ou que vous y rencontriez votre ange gardien qui vous guidera vers vos rêves les plus profonds.

Le coeur a des messages que nous nous sommes laissés à nous-mêmes. Pourquoi sommes-nous ici sur Terre ? Qu’est ce qui nous rendra heureux ? Et puis au fond de notre cœur, il existe un minuscule espace relié à tout l’univers. De là, nous pouvons tout créer. Les miracles naissent au moment où nous sommes en lui car il nous guide avec toutes les formes possibles qui nous parleront mais son essence est une fleur de vie, une géométrie sacrée.

Dans cet espace, le jugement n’existe plus, tout est là pour une raison et nous ne nous battons plus. Quand nous arrêtons de nous battre, nous créons la paix en nous et elle se déverse tout autour de nous. Nous trouvons l’instant éternel de la sérénité.

C’est alors que toute l’énergie que nous dégageons s’illumine. Nous pouvons réactiver notre Merkabah, notre vaisseau qui nous fait voyager dans le temps et l’espace. Nous ne sommes pas seulement des humains de chair et d’os, nous sommes des êtres multidimensionnels. Nous vivons dans de multiples univers parallèles. Nous sommes nos extraterrestres. Nous vivons dans d’autres dimensions simultanément et le cœur est le fil directeur, le lien de tous ces ondes de formes. Nous pouvons voyager instantanément dans toutes ces multi-sphères. Nous pouvons changer notre passé et notre futur à chaque instant dans le présent en nous connectant au cœur.

Retrouvons la connexion entre notre cerveau et notre cœur pour qu’un beau jour ils fassent l’amour ensemble et pour atteindre l’orgasme du cœur. A ce moment là, nous disparaissons de la dimension matérielle. Quand nous seront prêts, nous ascencionnerons tous vers une dimension d’amour insoupçonné et ce n’est plus les Amériques que nous découvrirons mais le fin fond des nos galaxies infinies.

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Merci à Fiona McKerrell d’avoir illustré cet article avec ce beau mandala. 

Olivia Zeitline

Chaque point de l'univers est connecté aux autres

Partage de la conférence de Nassim Haramein

nassim-haramein-reecrirePhoto avec Nassim Haramein en compagnie d’Angélique Thiriet et Sandra Crosasso.

Le physicien américain Nassim Haramein était pour la première fois à Paris et j’étais à sa conférence à Jussieu au milieu de cette foule hurlante acclamant son héros. Une expérience historique et fantastique au cours de laquelle j’ai senti les frissons d’un nouvel état vibratoire. Cet homme est en train de prouver scientifiquement toutes les philosophies spirituelles. Il place la physique au service de la prise de conscience planétaire qu’il existe une connexion entre tous les points de l’Univers. Ce phénomène incroyable qui fait que nous sommes tous connectés les uns aux autres, à la nature, aux étoiles, aux planètes et que nous pouvons agir par l’intention, en puisant au fond de nous, sur chaque point de l’univers.

Si je ne suis pas (encore) capable de vous retranscrire précisément les termes physiques et mathématiques employés par Nassim Haramein, voici l’essence de ce que j’ai compris et qui m’illumine depuis.

Chaque point est essentiel à l’avancement de l’Univers qui fait que nous sommes ici. Beaucoup d’anciennes civilisations en parlaient. A l’intérieur de chaque point il y a l’information de tous les points de l’Univers. Cette théorie n’est plus seulement un mythe, une philosophie spirituelle, elle devient physique. Les concepts spirituels existent dans la matière, à l’intérieur d’elle littéralement.

Notre physique actuelle n’est pas unifiée car il y a d’un coté la théorie de la relativité d’Einstein et de l’autre la physique quantique. Nassim Haramein donne les clés de cette unification car il a toujours été évident pour lui que l’infiniment grand est fait de l’infiniment petit et qu’il y a un point qui les connecte. Ce point est la fluctuation du vide quantique, c’est le point de Planck présent dans le vide quantique. Si on regarde la nature, on voit bien que tout est connecté, son organisation est miraculeuse, tout se coordonne. Si nous sommes là c’est bien que tout se coordonne vu l’infime des probabilités. Tous les grands maîtres spirituels parlent d’un Univers qui est Un.

Alors qu’est ce qui connecte l’univers ?

C’est l’espace qui est présent partout, entre les galaxies, les étoiles, les planètes et les molécules (il y a 99,999..% d’espace dans l’atome). Nous avons l’impression que la matière est solide en raison de champs électromagnétiques ayant des résonances spécifiques mais rien ne se touche en réalité. Notre réalité matérielle est de l’espace en vibration. Notre société a fait beaucoup d’études sur le point de la matière mais si peu sur le vide qui représente ce 99,999..% et qui est très probablement la source de la matière. Or, en comprenant les sources de la création de la matière on arrive à l’unification d’une part et d’autre part on peut créer des miracles.

« L’espace n’est pas vide. Il est plein. L’univers n’est pas séparé de cette mer cosmique d’énergie » disait le scientifique David Bohm.

La base de la physique quantique c’est que l’espace n’est pas vide et que chaque point à une énergie infinie. Au niveau de Planck, les énergies vont vers l’infini. Nous sommes fait de 100 000 milliards de cellules et 100 000 milliards d’atomes dans ces cellules et à l’intérieur il y a le proton.

Puisque le point de Planck est si petit dans la densité de la matière, chaque oscillation a une masse d’énergie énormissime. Si on prenait toutes les étoiles dans l’univers dans le même espace que celui point de Planck elles ne feraient pas la densité du Planck. Ca ne serait pas assez pour déterminer le vide quantique. Et c’est ce que nous appelons du « vide ». Le mécanisme qui fait que toutes les cellules s’organisent dans notre corps est basé sur l’information contenue dans ce « vide ». Les cellules utilisent donc la structure de l’espace pour coordonner l’information. L’espace est rempli de l’énergie du vide et entre le Planck et l’étoile il y a le trou noir. Les structures des étoiles et des galaxies émergent des trous noirs. Le noyau de l’atome, le proton, est aussi un trou noir. Selon les calculs complexes de Nassim Haramein (que je ne suis pas capable de vous transcrire) la masse de l’univers se retrouve dans un proton et la masse de tous les protons dans l’univers se retrouve dans la masse d’un proton. L’univers est holographique, l’information de tout l’univers est présente dans un point. Ce résultat ne peut pas être une coïncidence et il permet de relier gravité et physique quantique. L’influence de tous les protons sur un proton crée la masse de l’univers. Le nombre de plancks dans un trou noir est égale à la masse du trou noir. La masse holographique est la même solution que la masse de la gravité d’Einstein. On peut alors décrire la gravité à partir de la structure quantique. La gravité est la relation d’information dans la structure du vide. La source de la gravité est un granulé dans l’espace-temps.

Le temps n’existe pas, c’est un concept de l’homme. Le temps sans la mémoire n’existe pas car si on ne peut pas se souvenir, le concept de temps disparait. 

Les particules sont intriquées même à des points différents de l’univers de façon instantanée par le proton qui est comme une sorte de serveur, le point où tout est connecté. Le proton est connecté à la surface de notre univers qui est connecté à la surface d’autres univers. Un proton a tout l’univers en lui. Si le proton sort de l’univers, il va changer d’état de densité et va s’expanser. Donc le big bang est un proton sorti d’un univers. A l’intérieur de l’univers, des protons se créent car il y a continuellement création de la matière. Notre univers change constamment, il apprend en permanence.

Nous faisons partie d’une mécanique de l’espace qui nous connecte d’un point fini à un point infini. Des gens peuvent avoir des visions à distance car ils vont trouver l’information à l’intérieur d’eux. Des gens peuvent influencer l’extérieur à distance car l’information de l’univers peut être changé à chaque point de l’autre coté de l’univers. 

Les implications technologiques de cette découvertes sont énormes car on pourra bientôt prendre de l’information ici et l’envoyer de façon instantanée de l’autre coté de l’univers. En maîtrisant la gravité, on pourra changer toute notre civilisation. Notre civilisation va périr si nous n’apprenons pas à contrôler la gravité car la surface de la planète terre n’est pas stable. En une seconde, le soleil peut faire perdre son atmosphère à la Terre. C’est d’ailleurs complètement incroyable que nous soyons toujours là, c’est la grâce divine quand on voit toutes les choses qui nous ont manquées. Il faut maintenant partir de la surface de la Terre et redonner la Terre à la Terre. On va devenir une civilisation habitant l’Univers. Et tous les stress qui font qu’on se bat les uns contre les autres vont disparaître quand on maitrisera totalement le contrôle de la gravité. On pourra puiser les ressources de tout l’Univers. 

Ces avancées technologiques vont avec la montée de conscience actuelle qui nous fait réaliser que chaque chose que l’on fait influence toutes les autres dans l’Univers. La source de notre conscience ne se trouve pas en nous mais dans l’espace. Le haut de notre cerveau est comme une antenne qui capte la conscience et est réglée pour recevoir l’information. Notre cerveau reçoit l’information de façon plus ou moins claire en fonction de notre état émotionnel qui change les rythmes de notre coeur et de notre cerveau. Notre état émotionnel est donc une sorte de bouton pour l’antenne vers la conscience. C’est pour cela que plus nous travaillons sur notre état émotionnel plus nous accédons à des états de conscience élevés et nous pourrons accéder à ces révolutions technologiques.

✿ Nous sommes proches d’un changement de civilisation, de monde, de conscience, d’état émotionnel vibratoire et nous pouvons déjà le sentir dans nos cellules. ✿

Olivia Zeitline

Se reconnecter à son gourou intérieur

Texte Olivia Zeitline & illustration Vijay Soni

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Nous avons tous à l’intérieur de nous un gourou souriant, accueillant et confiant qui nous attend pour nous dire où aller, que faire et nous indiquer le chemin qui mène à Rome. Pourtant, très fréquemment, nous ignorons son existence car notre société ne nous donne pas les indications pour nous orienter vers lui. Nous cherchons alors chez l’autre une réponse, une flèche, une direction et nous nous dirigeons les uns les autres sans savoir où nous allons.

Tout d’abord, prenons conscience qu’une personne qui donne un conseil ne peut se référer qu’à son expérience, qu’à ce qu’elle a vécu. Elle ne peut parler que d’elle car elle ne maîtrise que sa réalité et nous avons tous nos propres réalités. Si une personne peut nous inspirer, elle ne peut pas nous faire décoller si nous ne décidons pas de ce qui nous correspond par nous-mêmes. De même lorsque nous nous voyons donner un conseil avec virulence à quelqu’un d’autre en étant certain qu’il devrait faire comme ça pour avancer, prenons conscience que nous nous parlons en réalité à nous-mêmes. Et nous pouvons nous demander ce que nous n’arrivons pas à faire pour vouloir tant l’imposer à l’autre. Car tant qu’on n’est pas son propre gourou, on passe son temps à vouloir être le gourou des autres.

Alors comment reprendre contact avec notre gourou intérieur qui attend bien sagement que nous lui ouvrions les portes de notre esprit ?

Dans un premier temps, il s’agit de dépasser la peur de mal faire en s’écoutant soi. Si on se plante c’est pour mieux repousser. Au moins en se plantant par nous-même on en prend la responsabilité, on ne peut plus mettre la faute sur les autres et on devient créateur de sa vie. Notre peur de mal faire et notre manque de repères pourraient nous conduire à courir demander de l’aide. Quand cela arrive, prenons le temps de regarder en nous et d’interroger notre silence qui contient les réponses.

Et dans le silence, ouvrons le dialogue avec notre gourou en nous. Au départ, cela  peut sembler très étrange car c’est comme dialoguer avec une personne extérieure à nous mais en nous. Cette voix peut se manifester soit en écrivant, soit en méditant, soit en écoutant le silence. Celle-ci ne se manifeste que si on l’interroge, c’est la condition. Au moment de l’écouter on a cette impression de devenir fou car c’est tellement loin de tout ce qu’on a appris. Ecouter ce gourou en nous demande donc de sauter dans l’inconnu car on ne sait jamais ce qui nous attend. S’écouter c’est passer son temps à sauter dans le vide, c’est perdre pied de ses croyances. C’est quand on a cette impression que tout vacille, que plus rien n’est fiable sous nos pieds que le chemin de notre vérité s’ouvre sous nos pas.

En se connectant à soi, on se relie à l’Esprit universel. En cherchant à l’intérieur, dans l’infiniment petit en nous on se relie à l’infiniment grand et on est alors connecté à tout ce qui est. Devenir son propre gourou c’est écouter l’infini des possibles en nous, l’infini de l’Univers qui nous mène vers une vie que nous ne pourrions même pas imaginer, vers des contrées féériques et verdoyantes. Devenir son propre gourou c’est repousser les limites de notre impossible pour créer de nouvelles voies magiques.

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Merci à Vijay Soni, artiste et tatoueur indien d’avoir illustré cet article ♥

Olivia Zeitline

Trouver la complémentarité

Texte Olivia Zeitline & illustration Laurène Pijulet Balmer

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La complémentarité est le but de nombreuses existences, c’est dans l’air du temps de trouver cette deuxième paire qui nous correspond. La complémentarité est un rêve d’élévation vers le paradis pour nos âmes terrestres. Or pourquoi est ce si difficile à atteindre ? Pourquoi n’est ce pas naturel et évident ?

Car, étrangement, être complémentaire demande de d’abord savoir exister seul. Comme ce principe mathématique universel qui fait que 1+1= 2, pour pouvoir nous compléter nous devons déjà être. Or, bien souvent, nous souhaitons trouver notre un dans l’union. Nous pensons que c’est elle qui comblera ce grand vide à l’intérieur de nous mais nous nous oublions encore plus dans l’autre et nous ne savons plus comment faire pour boucher les trous de la relation.

Alors comment être comblé par soi-même quand on est seul ? En allant à la rencontre de notre trou, en plongeant dedans même si la peur nous terrorise. Et une fois au coeur du vide, nous réalisons qu’il n’est qu’une illusion car nous sommes par nature. Nous vivons alors le bien être de simplement exister avec ou sans quelqu’un d’autre.

Plus nous existons pour nous-mêmes plus nous renforçons l’union. Certains diront que justement une relation c’est avant tout de penser à l’autre mais plus on pense à soi plus il est facile et naturel de penser à l’autre car on ne se sent pas priver. Le dévouement ne fait que renforcer le manque au fond de nous et c’est aussi un moyen d’éviter de le voir en face.  

La complémentarité demande de continuer à exister pour soi quand on est deux car si on se fond on ne peut plus fusionner. Et comment faire cela ? En réalisant que chaque coup dur porté par l’autre est en réalité un cadeau pour nettoyer nos corps de nos blessures émotionnelles. Si nous avons mal c’est parce que nous avons en nous une plaie que l’autre active. Cette inversion nous guérit automatiquement au fur et à mesure car nous portons notre attention sur nous. Et plus les blessures vont se refermer plus chacun va renforcer son unité.

Enfin la complémentarité c’est aussi laisser l’autre être un, être lui même, ne pas essayer de le contrôler afin d’éviter qu’il nous fasse du mal sinon celui-ci perd son libre arbitre. La complémentarité c’est accepter un autre un et non une projection de nous-mêmes.

La complémentarité est une danse, un mouvement du un au deux, un aller et retour du un au tout. Si nous ne devenons jamais un nous ne pourrons jamais être la somme de deux et le grand tout. C’est la coexistence de deux opposés, le un et le tout. Comme le disaient Serge Gainsbourg et Jane Birkin c’est « je vais et je viens, entre tes reins »La complémentarité est donc à la fois un chemin et une ligne d’arrivée.

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Merci à Laurène Pijulet Balmer d’avoir illustré cet article ♥

Olivia Zeitline

Chercher en soi l'amour que l'on quête à l'extérieur

Texte Olivia Zeitline & photographie Hélène Giansily

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Bien souvent on cherche à tout prix à ce que les autres nous aiment, on cherche leur reconnaissance, on mendie leurs compliments, on attend comme des assoiffés qu’ils nous félicitent et on devient des drogués aux marques d’affection. Nous oublions alors que la première personne chez qui nous pouvons trouver cet amour est nous-mêmes. Arrêtons de chercher à l’extérieur ce qui est déjà en nous et souvenons-nous que tant que nous ne trouvons pas notre breuvage en nous, nous restons dépendants des autres pour notre survie émotionnelle.

Tout ceci semble bien impossible quand on crie de douleur du rejet de l’autre et qu’on en chie franchement. Pourtant nous sommes les seuls maîtres à pouvoir nous consoler en profondeur. L’aide extérieure ne soulage que momentanément, c’est un pansement mais la cicatrisation vient du corps. Commençons donc par visualiser la douleur psychique du manque dans nos organes. Où est-elle ? Quelle couleur a t-elle ? Quelle forme revêt-elle ? Laissons notre corps nous guérir comme il le ferait avec une plaie béante. Il a le pouvoir de nous auto-régénérer. Une inspiration profonde détend tous les muscles et le calme s’installe au milieu de la tempête.

Et puis reconnaissons que ce que nous vivons est difficile et arrêtons de nous juger nuls d’agir comme nous le faisons. Fini la flagellation et les coups fouet. Devenons plutôt notre propre consolateur, faisons-nous des câlins et prenons-nous dans les bras. C’est alors que quelque chose s’allège comme par magie, même si la situation ne change pas. Le déclic se produit au moment où nous devons notre meilleur supporteur, nous sommes à nos côtés pour nous aider. Nous re-connectons à cette force de vie intérieure qui nous pousse à nous relever. Nous savons que nous pouvons tout affronter car nous ne sommes plus seuls, nous sommes avec nous-mêmes. Nous nous retrouvons enfin et nous découvrons le Saint Graal qui est en nous.

C’est alors un renversement total de croyances qui s’opère : c’est en allant vers soi qu’on crée de l’amour. En commençant par se donner des caresses à soi-même, on entre dans la transmutation alchimique. On transforme le souffre en or, la souffrance en amour. L’amour est une énergie qui se crée en nous, c’est un flux, une onde, une matière première. L’amour c’est un peu comme l’argent. Comment t’en donner si j’en ai pas ? Devenons un réservoir d’amour dont nous pouvons ouvrir les vannes pour en arroser les autres.

Et puis en allant nous donner de l’amour à nous-mêmes, nous nous libérons. Nous sommes moins dépendants des autres pour notre carburant essentiel. Et c’est cette autonomie qui fait que nous pouvons alors donner de façon authentique sans avoir peur de ne pas recevoir en retour puisque nous avons déjà. On touche alors du doigt l’amour inconditionnel qui fait de notre vie un bain de coton, moelleux et doux. 

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Merci à Hélène Giansily pour la photographie qui illustre cet article. 

Olivia Zeitline

Rituel pour libérer sa créativité artistique

Texte Olivia Zeitline & illustrations Fiona Mc Kerrell

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⚛ Pratiquer un rituel 

Quand on dit rituel, on pense parfois à quelque chose de fou, d’extrêmement traditionnel et de très codifié voir à une cérémonie religieuse. Or un rituel peut prendre bien des formes différentes et être pratiqué de façon simple et moderne s’intégrant facilement dans nos modes de vie contemporains et nos emplois du temps serrés. Ce qui compte n’est pas la forme du rituel mais sa trame qui lui confère sa portée sacrée et sa puissance symbolique. Le rituel permet de passer de l’esprit à la réalisation concrète, de ce qui est dans les airs à la matière. Il est un formidable vecteur de transformation de l’idée et permet de dépasser les blocages qui pourraient empêcher le processus de création artistique.

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⚛ Renverser ses croyances 

Souvent on se dit que d’abord on fait les trucs chiants, on démarche, on gagne de l’argent et ensuite, si on réussit tout ça, on s’autorisera à créer comme une sorte de récompense. Or, les lois de l’univers ne fonctionnent pas comme ça. C’est exactement l’inverse. Plus on s’autorise à créer, plus toutes les choses de notre vie qui sont bloquées viennent à nous car à ce moment là on est en alignement avec nous-mêmes. Plus on est aligné, plus tout vient à nous comme par magie. Si on prend de la hauteur, on voit que chaque chose qui arrive ne tient à rien ou plutôt à un enchainement complexe et millimétrique d’événements en cascade. Le meilleur moyen d’agir dessus est énergétique et plus nous sommes bien dans nos baskets, plus nous envoyons de l’énergie créatrice dans l’univers qui nous reviendra comme un boomerang.

Faire de l’acte de création une priorité 

Bien souvent, nous nous donnons des excuses et nous trouvons toujours des choses plus importantes à faire que de créer : éditer une facture, envoyer un courrier urgent, aller prendre un verre avec un ami d’enfance… Quand il s’agit de démarrer un processus créatif, on a, comme par hasard, des impératifs vitaux à faire en priorité qui nous empêchent de nous mettre devant notre feuille, de prendre notre crayon ou notre appareil photo. Pour pallier à ce premier blocage voici une technique efficace : l’alarme du téléphone. Programmez une alarme quotidienne à une heure qui vous arrange et à laquelle vous pensez pouvoir vous libérer. Décidez d’une durée moyenne que vous pouvez accorder à votre création. Cela peut être court, même 30 minutes peuvent suffire car le plus important est d’être assidu. Le fait de mettre un alarme permet de faire passer ce moment au centre de votre vie. Tout doit être fait avant ou après et vous devez vous organiser pour vous libérer. Le moment de création devient la priorité, votre plaisir devient votre priorité. C’est votre moment pour vous, qui vous permet de vous recharger et d’être encore plus apte après à donner aux autres, à effectuer les commandes. C’est le pilier central qui recharge vos batteries et vous permet ensuite de redonner l’énergie ailleurs, même dans des domaines très différents.

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⚛ Dépasser la peur du vide 

Quand nous arrivons au moment fatidique, bien souvent nous avons peur du vide, de ne rien pouvoir sortir de nous. Parfois nous sommes tétanisés, nous nous détestons d’être comme ça et nous ne voulons plus jamais le revivre en nous empêchant toute tentative de création ultérieure. Or, le vide fait partie de la création car c’est en lui que se trouve le tout et donc la source d’inspiration. C’est dans le silence que tout naît. Il convient donc de plonger en lui. Pour dépasser le vide, le mieux est d’écrire pourquoi on a peur du vide. C’est un bon moyen pour déjouer la peur et passer à l’action progressivement. Et puis, pourquoi pas aussi prendre dans ses mains un objet porte-bonheur, qui ferait nous sentir accompagné, comme une pierre, un bijoux, une sculpture…

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⚛ Se connecter à soi-même ⚛

Se connecter à nous-mêmes, à notre être suprême, celui qui dévoile le génie en nous, qui sait sans apprendre et qui ressent le grand tout, demande de perdre le contrôle de cette partie de nous qui maîtrise son petit monde. C’est comme accéder à une autre dimension de notre conscience. C’est pour cela que l’acte créatif guérit. Il nous ramène à l’unité avant notre naissance, nous sentons que nous ne formons plus qu’un avec l’univers des possibles. Atteindre cet état de nirvana demande de lâcher les jugements, les croyances, le bien ou le mal pour juste être. C’est comme entrer dans une sorte de transe, de danse rythmée par le tempo de l’univers. Et comme toute création vient d’un son dans notre monde physique, ce qui aide à trouver cet état de transe est la musique. Mettez vos casques et laissez-vous danser par ce qui vous traverse.

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⚛ Répéter ⚛

C’est la répétition du rituel qui crée toute sa puissance car c’est dans la répétition que se trouve la perfection. Dans la vie, tout se répète et c’est ce qui fait qu’elle est vivante justement. Trouver un petit peu de temps chaque jour pour au final créer un empire.

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⚛ Laisser opérer la magie ⚛

Et puis, la magie arrive si elle doit arriver. Nous, nous faisons ce qu’il faut pour ça et puis c’est autre chose qui décide, une force qui nous dépasse mais qui sait très bien où elle nous mène. Tout ce que nous avons à faire est de nous faire du bien. Le reste n’est pas entre nos mains mais entre celles du grand tout.

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Merci à Fiona Mc Kerrell pour les illustrations de cet article. 

Olivia Zeitline

Pâques, le temps des miracles

Texte Olivia Zeitline & illustration Charlotte Le Brun

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Pâques, c’est le temps des oeufs en chocolat, des réunions de famille et de l’agneau ruisselant tout droit sorti de chez le boucher, mais Pâques, c’est aussi le temps des miracles.

Comme le Christ qui a ressuscité d’entre les morts, Pâques est le moment de l’année qui nous rappelle que tout est possible, que nous pouvons revenir d’entre les morts. Nous avons le devoir de vivre notre vie et non de la regarder défiler, c’est le moment du réveil, de l’éveil au septième Ciel. Alors laissons nos bourgeons éclorent et revenons d’entre les morts vivants.

Comment véritablement vivre sa vie ? En laissant l’énergie d’amour circuler dans nos veines. Il existe deux énergies dans l’univers : la peur ou l’amour. L’amour est l’énergie qui donne la vie et donc celle qui peut faire naître ce que nous voulons dans nos existences.

Souvent nous assimilons amour et possession, amour et attachement, amour et relation, amour et utopie. Or l’énergie d’amour est neutre. C’est une énergie qui naît au moment où nous sortons de la dualité du bien et du mal. Comment pardonner quelqu’un que l’on décrit comme mauvais ou comment s’aimer si l’on se trouve le dernier des nuls ? En comprenant que rien n’est bien ou mal car tout dépend de notre perception. Parfois les choses « négatives » amènent du « positif » et chaque chose a sa place dans les étoiles.

Changeons de point de vision et élevons nous. Dans la tradition juive Pâque veut dire passer au dessus, voir au delà des nuages, élargir son champ en grimpant au sommet de la montagne. Les événements sont des expériences que nous pouvons vivre sans les juger en prenant de la hauteur.

A partir de là nous ne générons plus de la peur mais de l’amour. A partir de là, nous n’avons plus de limites car nous pouvons commencer à nous aimer véritablement. Nous pouvons transmuter la peur en amour et créer des passerelles invisibles, des chemins magiques vers nos destins. Il se passe des choses que nous n’aurions pu imaginer et c’est tout le fonctionnement cosmique qui se met à notre service.

Pâques nous rappelle que les miracles sont quotidiens, qu’ils sont l’essence même de la vie mais que nous l’avons trop souvent oublié. Pâques nous rappelle que tout est possible dans l’énergie d’amour. A partir de là, nous ressuscitons au quotidien.

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Merci à Charlotte Le Brun / Studio Lowpolar d’avoir illustré cet article ♥

Olivia Zeitline

Ce que nous montre l'enchaînement des éléments naturels de ce mois de mars 2015

Texte Olivia Zeitline & illustration Julie Zeitline

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En ce mois de mars 2015, les éléments naturels s’enchaînent entre l’équinoxe, la marée du siècle, les éruptions solaires, les aurores boréales et, dans le ciel, le carré Uranus Pluton. Cette conjonction rarissime crée un déchaînement d’émotions dans nos organismes et le message est clair, déchaînons nous à enlever nos chaînes. Posons nos intentions de renouveau et balayons nos vieux schémas pour avancer vers de nouveaux hémisphères. 

A l’équinoxe, le soleil change d’hémisphère céleste, il change de bord, vire de coté. L’équinoxe est un passage, le franchissement d’une frontière symbolique qui arrive deux fois pas an. De l’été à l’automne on passe de ce qui illumine aux profondeurs de nos racines et donc du conscient à l’inconscient. De l’hiver au printemps on met en lumière, on passe de l’inconscient au conscient.  L’équinoxe est un point d’intersection. C’est donc naturellement l’une des meilleures périodes de l’année pour faire remonter à la surface ce qui est enfoui et qui doit être transformé, transmuté. Et cela peut faire bizarre, voire même peur, car remontent de nos profondeurs des émotions cachées qu’on préférerait souvent ne pas voir mais qui sont à libérer.

Le 20 mars 2015, l’équinoxe entraîne en même temps la grande marée du siècle car les forces d’attraction de la Lune et du Soleil se conjuguent pour donner naissance à un phénomène astronomique, mathématique, une marée au coefficient atteignant les maximum dite du «siècle» qui revient en général tous les 18 ans. C’est l’océan qui nous montre l’exemple du grand nettoyage, qui passe un coup de propre sur nos littoraux, nos côtes, les os de notre cage thoracique et nous appelle à un nouveau souffle.

Tout ça est en plus accentué par la conjonctions des planètes et le carré Uranus Pluton. Comme nous sommes une partie d’un immense être vivant, nous sommes tous interconnectés les uns aux autres. Ainsi comme la Lune a une influence sur les marées, les planètes ont des effets sur nos ressentis. Un carré en astrologie est une rencontre entre deux forces puissantes. En ce moment, il s’agit de Pluton qui représente la transmutation extrême et d’Uranus dans son aspect de le faire maintenant. Donc accrochez-vous si ça secoue dans vos vies c’est normal car nous sommes carrément dans une période de turbulences célestes qui secouent. Le changement est imminent et tout ce qui n’a pas été nettoyé va fuire par tous les trous.

La très forte éruption solaire du 11 mars 2015 qui a eu un effet sur certains réseaux de télécommunication, nous montre symboliquement la voie du repli sur nous mêmes pour aller voir en nous et non à l’extérieur ce qui est à transformer. On a pu aussi observer des aurores boréales en France le 17 mars ce qui n’était pas arrivé depuis onze ans. Ces phénomènes lumineux étaient décrits par des peuples anciens comme le jour remplaçant les ténèbres. A nous donc de remplacer notre ombre par notre lumière.

Cet enchaînement des éléments naturels peut provoquer en nous cette impression de tsunami, de sortie de l’iceberg. Une grosse partie de ce qu’on gardait bien au chaud dans nos intestincts remonte et la digestion est plus ou moins fluide pouvant provoquer de grosses fatigues, l’impression d’être engourdi du matin au soir, des gros stress, des pressions dont nous n’avons pas l’habitude et de grandes difficultés à se relaxer.

Dans de nombreux calendriers (perse, badï, tamoul, bengali), le nouvel an coïncide avec l’Equinoxe du mois de mars. L’Equinoxe est donc une date de départ, de renaissance et de renouveau si on regarde la nature et le cycle des saisons. En ce mois de mars 2015, profitons donc de cette période de grands remous externes et internes pour prendre un nouveau départ.

Et quoi de mieux pour une nouvelle floraison que de se construire son propre rituel de transformation ? On oublie bien souvent l’importance et surtout la puissance d’un rituel sur nos quotidiens. Et pourtant un rituel, même simple et rapide, peut avoir une grande portée symbolique s’il entraîne des prises de conscience. Peu importe la forme de celui-ci, ce qui compte c’est de faire un de bilan de ce qui nous empêche d’évoluer et nous encombre et de ce que nous aimerions voir apparaître. Mettre par écrit permet de concrétiser ce qui est dans les airs, ce qui n’a pas de consistance. Le fait de lui donner du poids matériellement le fait remonter à la surface comme un système de floraison.

Puis dans ce rituel, visualisons que nous rendons ce qui nous encombre aux éléments naturels afin qu’ils le transmutent en même temps que leur grand nettoyage et visualisons que nous créons nos changements en nous. Cette période est le moment idéal pour manifester de nouvelles intentions dans la matière terrestre car, c’est illuminé par un nouveau soleil, que celles-ci se concrétiseront au quotidien.

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Merci à Julie Zeitline d’avoir illustré cet article ♥