Olivia Zeitline

Voir les étoiles filantes qui passent dans nos vies

Parsemer sa vie de comètes et de supernovas

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Comme les Rois mages qui ont suivi une étoile dans le ciel pour découvrir leur sauveur, une étoile filante qui se pointe dans nos vies c’est un peu comme une personne brillante qui apparaît dans notre nuit noire. En ces temps de solstice d’hiver où les nuits s’éternisent, en ces temps de fêtes, ce dont nous avons le plus besoin c’est de voir les étoiles filantes de nos vies.

Qui sont nos étoiles filantes ? Elles sont des guides, des amis, des histoires d’amour, des rencontres d’âmes à âmes. Une étoile filante est comme une flamme qui chauffe à température de fusion. Celle-ci peut nous aider faire fondre nos carapaces en métal, nos structures rigides et à réchauffer nos cellules. Avec elle, nous pouvons nous endormir sans craintes devant un bon feux de bois, jouer au Père Noël et parsemer nos vies de comètes et de supernovas.

Mais pourquoi est-ce aussi dur de reconnaître ses étoiles filantes ? Parce que d’abord, c’est s’autoriser à regarder le ciel, s’ouvrir à l’infiniment grand, aux multiples possibilités de l’univers. Cela nous demande de sortir de notre placenta social pour voir l’étendue de l’autre. Au début, c’est un peu comme ouvrir les yeux dans le noir, on est désorienté, puis on apprend à se laisser guider par son coeur car lui seul est clairvoyant.

Et pourquoi est ce si dur de ne pas les laisser filer ? Une étoile filante est un éclair, une fusée de lumière, une balise de secours de nos âmes solitaires mais souvent nous la laissons filer car nous ne pensons pas la mériter. Or, une étoile n’est pas seulement une récompense, elle est à la portée de tous. Une étoile filante ouvre la voie d’un autre ciel. Si nous la laissons passer nous choisissons de rester dans notre terrain vague. Si nous l’attrapons, nous irons découvrir de nouvelles planètes, voler sur Mars, et même, nous téléporter dans d’autres galaxies.

Si nous les regardons, ces étoiles filantes nous montrerons notre planète Terre, qui nous sommes et nous pourrons nous voir en elles comme la Lune se reflète sur Terre. Les étoiles filantes sont les guides de notre réalité alors soyons ouverts et laissons nos télescopes allumés.

Merci à Hélène Giansily pour la photographie qui illustre cet article ♥

Olivia Zeitline

Allumer une lumière dans le noir

Noël est une phase de mutation cellulaire alchimique

Il y a un an, j’avais eu la chance de rencontrer Arouna Lipschitz, philosophe, écrivain et fondatrice de l‘école la Voie de L’Amoureux, qui m’avait donné son éclairage sur les fêtes, l’hiver, la nouvelle année et le rythme des saisons que je vous retranscris dans ce texte. 

Alors que le noir s’infiltre jusque dans les fentes de nos fenêtres et les fissures de nos âmes et alors que la nuit la plus longue de l’année toque à la porte, une fête nous encourage à allumer nos guirlandes. Et si c’est bien parce que le noir existe que la lumière peut apparaître, Noël est une fête symbolique qui nous aide à mettre en lumière nos zones d’ombres, m’explique Arouna Lipschitz.

La période de Noël est une phase de mutation cellulaire alchimique, une mise en résonance de notre corps avec le solstice d’hiver. Voici venu le temps des séries au lit, des bains chauds et des chaussons fourrés. Nous sommes appelés à plonger dans l’intimité de nos pensées pour faire le bilan. «En plein centre de notre terre intérieure on a besoin de lumière spirituelle symbolisée par Noël et Hanoucca» me dit Arouna. Noël est une fête de la lumière en plein cœur du noir.

Noël est devenue une fête sociale qui nous conduit dans nos névroses familiales : revoir les membres de sa famille, se retrouver seul le soir du réveillon ou s’engueuler parce que la dinde n’est pas trop cuite. Selon Arouna, Noël nous fait voir ce qui nous blesse encore. D’une certaine façon la lumière éclaire les informations qui remontent du noir et que nous avons à illuminer. Dans les traditions hébraïques, les 12 premiers jours de l’année représentent tous un mois. Profitions donc du Nouvel An pour renouveler les marques laissées par Noël et insuffler un air nouveau au reste de l’année.

Les saisons sont des portails, des passages initiatiques qui nous montrent le chemin du recyclage. Nous devons nous y accorder et suivre leur rythme réglé comme celui d’une boîte à musique. Si les saisons passent toujours de la même façon, elles ne se ressemblent jamais vraiment et ont leurs lots d’enseignements. Le printemps chante un air de renaissance et titille notre capacité à muer, à nous renouveler et à passer la frontière de l’au-delà de nous-mêmes. L’été on transpire et on se dénude pour montrer ses jambes et ses hanches, on se met à nu et c’est notre intimité qui travaille. L’automne nous amène à y voir clair, à la rentrée on met tout à plat pour faire le tri dans ce que l’on veut vraiment. Enfin l’hiver nous oblige à réchauffer les informations qui viennent du plus profond de nous.

Les saisons sont comme des spirales infinies qui nous permettent de changer de peau, de nous dévêtir ou d’enfiler de nouveaux manteaux qui nous correspondent mieux. S’accorder à la symbolique des saisons nous permet d’amenuiser les couches de nous-même, de progresser de plus en plus vers le noyau dur de nos êtres et d’allumer la lumière dans le noir de notre hiver cérébral.

Pour illustrer cet article, j’ai choisi les images d’Amy Friend.

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Olivia Zeitline

C'est en acceptant que les choses peuvent ne pas changer que tout commence à évoluer

Plus on lâche prise, plus on s'envole

Bien souvent on est stressé parce que les personnes ou les situations ne changent pas. On supplie, on lutte, on prend nos battes de baseball pour combattre et faire évoluer à mains nues nos difficultés dans ce monde de brutes. On stresse et on angoisse, on se réveille la nuit en sueurs, transpirants dans ce combat avec nous mêmes et l’extérieur.

Et pourtant, très bizarrement, c’est au moment où l’on accepte que ces choses ou ces gens ne changeront peut être jamais, que tout commence à évoluer. Tout s’allège et cela s’appelle lâcher prise. Quand nous n’attendons plus rien tout vient. Nous sommes des balles de ping pong dont nous ne possédons pas les raquettes.

Comment est ce possible me direz-vous ? Cela semble même dangereux pour nos esprits de boxeurs nés. Pourtant c’est simple : plus on s’appuie, plus on s’enfonce, plus on lâche, plus on s’envole. L’énergie que nous mettons contre quelque chose nous revient en boomerang.

Alors comment faire ? Et bien en décidant d’accepter ce qui est, parce que, aujourd’hui en ce jour et cette heure précise, les choses sont comme ça et si je lutte contre ce qui est je me torture alors que si je laisse couler, je me laisse flotter et je peux commencer à me laisser porter par la vie. Il s’agit alors de lâcher les prises mais pas le courant.

Garder son intention : vouloir vivre l’amour, le succès, la gloire, et bien plus encore, tout en acceptant que nous ne savons pas quel sera le chemin et que nous nous laissons faire car plus nous acceptons plus nous nous envolons dans les différentes sphères de la matière. Et finalement, nous grimpons encore plus haut.

« Je ne regrette rien, je n’espère rien » est la formule magique qui permet d’y accéder. Il se produit alors une sorte de déclic, une voix intérieure qui murmure « Je m’en fous, si ça marche c’est cool mais sinon je laisse partir et je fais confiance que tout est pour le mieux ». C’est alors que tout s’apaise, tout se détend et s’ouvre. Faire con-fiance c’est être en lien, en lien avec la foi.

Et puis la bonne nouvelle c’est qu’accueillir c’est aussi cueillir, récolter les fruits. Quand on n’attend plus rien, tout arrive et surtout les choses que nous ne pouvions même pas imaginer. 

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Merci à Charlotte Le Brun / Studio Lowpolar d’avoir illustré cet article ♥

Olivia Zeitline

Embrasser sa poussière intérieure

Retirons nos masques à gaz et respirons l'odeur de nos pensées

Nettoyer sa poussière intérieure demande d’abord d’oser ouvrir son placard émotionnel, de se donner la clé de la serrure de son être profond. Pourtant nous avons tant de cadenas, de vieux schémas, qu’il est parfois très difficile de voir qu’il existe bien un placard. Notre mental est un prestidigitateur hors pair pour nous empêcher de voir la montagne de fringues qui s’amoncellent, de faire comme si tout était propre en fermant juste la porte de notre esprit. Et oui mieux vaut ne rien voir plutôt que de se confronter à ses peurs.

Mais bientôt, ce bordel intérieur va commencer à déborder, à attirer des souris et des araignées. Notre premier réflexe est mettre de la mort aux rats sur les étagères, d’utiliser des substances chimiques pour éradiquer toute cette saleté émotionnelle qu’on ne supporte pas. On aimerait que cette saleté qui nous constitue soit déjà partie. Mais c’est justement en la rejetant qu’on se fait encore plus de mal car au lieu d’accueillir avec amour nos petits grains nous commençons à les détester et ils se transforment en tas de plus en plus épais et de plus en plus denses.

Nettoyer sa poussière intérieure ne veut pas dire tout passer au Karcher. Bien au contraire, nettoyer sa poussière intérieure c’est l’accueillir, allumer la lumière de sa lampe torche pour réchauffer notre chambre intérieure. Nettoyer c’est passer un chiffon avec amour sur cette poussière qui constitue nos cellules, c’est accepter ses failles, recoller les fentes et faire briller. Lustrons les commodes de notre être et allumons nos veilleuses pour l’illuminer. « Ok ce tas de poussière est là mais je l’aime parce qu’il fait partie de ma chambre intérieure et puis qui a dit que le désordre c’était moins bien que le rangement ? » Qu’est ce que ça veut dire au fond une chambre intérieure bien rangée ?

Retirons nos masques à gaz et respirons l’odeur de nos pensées, sans juger, parce que l’odeur elle est là de toute façon. Dansons avec nos gants en latex, passons le balai en chantant et enlevons des couches et des couches dans nos fonctionnements. Repassons dans les coins de nos esprits s’il le faut. Tout ça sans jamais perdre espoir de voir le bout de notre placard intérieur. Achetons des bougies, de l’encens, faisons brûler nos vieux papiers et embrassons nos fourmis. Mettons des pivoines, des hortensias et de la lavande sur nos tables de chevet.

Faire la paix avec nos poussières intérieures c’est les voir, les saluer, leur faire des bisous et les laisser tranquillement se transformer en particules de lumière.

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Merci à Charlotte Le Brun / Studio Lowpolar d’avoir illustré cet article ♥

Olivia Zeitline

Tout lâcher pour renaître

Le blog Réécrire est de nouveau en ligne !

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Je suis super heureuse de vous dire que je reprends mon blog après 9 mois pendant lesquels je suis allée prendre l’air mais l’R de Réécrire me manquait. Après avoir bien inspiré, j’ai envie de donner un nouveau souffle à la ligne éditoriale de ce blog plus axée sur le bien être, le bonheur, la conscience, l’univers avec toujours de l’art et des images réjouissantes. Tout ça pour voir la vie comme un paradis.

C’est tellement merveilleux de renaître, ce sentiment que tout est possible, que rien n’est figé et que ça y est c’est fait on a pris un nouveau départ. Tout semble neuf, léger et on se sent capable de tout accomplir, de s’envoler comme en possession d’un jetpack dans le dos. On a passé un cap mais pour franchir ce stade et devenir un majestueux phoenix il a d’abord fallu commencer par mourir.

Tout l’art est alors d’apprendre à mourir avec grâce et légèreté. On pense que la mort est une étape plus ou moins lointaine qui nous fera passer dans un autre monde ou disparaître ou peu importe mais en réalité la mort fait partie de notre quotidien. Comme disait le célèbre philosophe indien Jiddu Krishnamurti la mort est l’inconnu dans nos vies. En réalité, nous mourrons donc bien plus souvent que nous ne le pensons et tout ça simplement en vivant.

Et même plus encore c’est en acceptant de mourir, de tout perdre, de tout lâcher que nous sommes encore plus vivants. N’ayons donc pas peur de la mort, du balayage et d’élaguer car créer c’est inventer et cela part du rien, du vide en nous. Pour faire apparaître un nouveau boulot, une grande histoire d’amour, des cours de piscine ou un voyage autour du monde en bicyclette il y a bien un moment ou il va falloir faire de la place, de l’espace dans nos agendas.

Et puis en réalité c’est l’habitude qui tue. Si on n’ose jamais rien changer on s’asphyxie au trop confortable qui devient maxi routinier. C’est suivre le mouvement de la vie, du cycle de saisons, que de tout envoyer balader pour parcourir de nouveaux sentiers. Et c’est comme cela qu’on devient libre comme l’air prêt à créer une nouvelle ère.

Olivia Zeitline

Comme un château de sable face à la marée

Acceptons le mouvement de la vie, et plongeons sans savoir si l'eau sera chaude ou froide.

Est ce que vous aussi, dernièrement, vous avez eu cette impression que la mer a balayé votre château de sable préféré ? Celui que vous avez mis le plus de temps à bâtir et que vous aimiez tant ?

Est ce que vous aussi, dernièrement, vous avez eu cette impression de ne plus rien savoir de ce qui était pourtant une évidence pendant tant d’années ? Que ce que vous croyiez le plus ancré en vous a été emporté au large avec le courant ?

Et malgré ça, vous vous sentez vivant et encore plus doué pour les châteaux de sable. La marée s’est vite retirée vous laissant la possibilité de reprendre vos seaux et vos pelles pour d’autres constructions. Tout excité, votre enfant intérieur a pu imaginer tous les plans et toutes les architectures possibles. Vos remparts s’écroulent, vos douves se vident petit à petit. Vos tours s’embellissent et votre pont levis s’ouvre. De nouveaux visiteurs, toujours plus nombreux, entrent dans votre cour intérieure.

Vos fondations s’ancrent dans le sable mouvant.

La seule chose que vous ne savez pas c’est combien de temps vos châteaux vont rester debout. Et en fait, c’est même ça qui vous stimule : cette certitude que tout sera emporté et que rien ne dure. C’est la magie de la vie, rien n’est figé, tout bouge en permanence, comme le mouvement d’une vague.

La noyade a semblé vous emporter tel le tourbillon de la mer qui vous fait perdre votre maillot de bain avant de vous faire échouer sur le rivage. Cependant, la plage était surveillée et les maîtres nageurs ont toujours gardé un œil sur vous. Alors acceptons le mouvement de la vie, et plongeons sans savoir si l’eau sera chaude ou froide.

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Crédit image : Andreas Amador

Olivia Zeitline

Prendre le temps de ralentir le temps

Le temps est notre hologramme, il dépend de notre perception, nous le façonnons à notre image

A bout de souffle, nous regardons les journées défiler de plus en plus vite, les semaines, les mois et les années recommencer sans avoir le temps de les voir venir. Nous courrons avec toujours plus de virulence pour gagner un temps qui semble lui aussi avoir commencer son marathon et qui bat désormais les records de vitesse d’Usain Bolt. Le temps semble s’accélérer sans cesse. Pourtant, le temps est notre hologramme, il dépend de notre perception, nous le façonnons à notre image. Et si c’était nous qui ne savions plus nous arrêter ?

Dans nos vies, on aurait bien besoin d’un peu de répit, de prendre le temps de se poser, d’inspirer et d’expirer profondément mais on trouve toujours la bonne excuse du manque de temps. Pourtant, il existe un phénomène assez magique : plus on décide de prendre son temps, plus on en gagne. Le temps est un élastique que nous tendons et détendons à volonté. Et si nous pouvions faire tout ce que vous voulions en une journée et qu’il suffisait juste de prendre le temps de ralentir le temps ?

Qui n’a jamais remarqué que quand on stresse, quand on a peur, le temps passe très vite alors que quand on est serein, on a plus de temps ?

Le temps dépend de notre perception, la preuve parfois on s’ennuie et on regarde sa montre mais «Albel, l’impatience ça ralentit les aiguilles» comme le dit très bien Boujenah dans un single de Radio Nova. L’heure est mathématique me direz vous ? Mais si 60 secondes font une minute, 60 minutes font une heure, 24 heures font une journée et 365 jours font une année, vivons-nous pour autant tous la même minute de la même façon ? Ne pourrions-nous pas l’influer et lui tordre le cou ?

Quand on pense au temps on imagine cette ligne droite dans laquelle chaque cause a sa conséquence. C’est un des fondements du principe de la gravité et de la physique relativiste : nous tombons et nous ne pouvons rien y faire, nous nous enfonçons dans un gouffre sans fin et tout est déterminé. Pourtant les récentes interprétations de nombreux physiciens quantiques offrent de nouvelles perspectives. Nous avons en nous un pouvoir de création, un libre arbitre comme les particules qui font des sauts quantiques aléatoirement et transcendent l’espace-temps (voir l’interview du physicien Emmanuel Ransford). Nous sommes des ondes et la ligne du temps n’est pas droite mais ondulatoire. Nous vibrons. Le temps est cyclique, le temps est rythmique, le tempo est élastique. Le temps est une boucle infinie et finie et c’est dans l’instant présent que se trouve l’éternité.

Pour illustrer cet article, j’ai choisi de vous présenter les travaux d’Emma Kunz, chercheuse, guérisseuse et artiste suisse et ceux de l’artiste américain Robert Lansden dont la représentation des formes géométriques semblent nous parler d’un temps infini et nous amène à plonger dans l’instant présent. 

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Olivia Zeitline

Commencer à vivre le monde que nous voulons dans notre propre vie

Interview de Cyril Dion, écrivain, réalisateur, co-fondateur de Colibris

J’ai rencontré Cyril Dion, 35 ans ancien comédien, bientôt écrivain et réalisateur, cofondateur du mouvement Colibris prônant de nouvelles formes d’agriculture, d’éducation, de valeurs humaines, un changement de société. Si les solutions pour faire évoluer le système existent pourquoi ne se mettent-elles pas en place ? Que pouvons nous faire à notre petite échelle ? Il a répond un truc super simple mais tellement vrai : il faut commencer par être heureux nous mêmes car quand on agit cela a une conséquence sur l’ensemble de la planète.

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Qui es-tu ? que fais-tu de ton temps ? As-tu déjà changé de vie ?

Oui, J’ai déjà changé de vie 2 ou 3 fois.

J’ai fait des études d’art dramatique et j’ai travaillé pendant 2 ans en tant qu’acteur avant de me rendre compte que cette vie la n’était pas faite pour moi. J’avais fait ce métier pour faire de l’art et je me retrouvais à faire des publicités et des téléfilms. J’ai donc essayé de changer, je me suis arrêté un an pour écrire. J’écris depuis que j’ai 12 ans. Puis j’ai cherché comment allier écriture et activité professionnelle. Je me suis formé en réflexologie plantaire et je bossais en entreprise. Je massais les cadres de l’industrie du disque qui venaient relâcher toute leur angoisse et leur stress pendant ce petit moment de pause. J’ai fait ça pendant un an puis c’est devenu plus difficile car l’industrie du disque se cassait la figure. À ce moment la j’ai rencontré Alain Michel qui montait une fondation (Hommes de parole) et cherchait un coordinateur de projet pour monter un congrès israélo-palestinien en Suisse. Je n’avais jamais fait ça de ma vie mais comme il est un peu fou il m’a fait confiance ! Ensuite nous avons organisé ensemble et avec toute une équipe le premier et le deuxième congrès mondial des imams et des rabbins pour la paix. J’ai fait ça pendant 5/6 ans.

À l’issue de quoi j’ai à nouveau eu envie de changer. J’étais fatigué et déçu de ce milieu très politique. Je me suis dit que le changement devait venir de la base, des gens. J’ai alors été sollicité par Isabelle Desplats et quelques personnes qui cherchaient quelqu’un pour monter un mouvement autour des idées de Pierre Rabhi. C’est ainsi que j’ai eu la chance de créer le mouvement Colibris. J’ai fait ça pendant 7 ans. L’an dernier j’ai demandé à arrêter de diriger le mouvement pour garder juste un rôle de porte parole et de co-fondateur et me consacrer au magazine Kaizen (que nous avions monté entretemps) et à un film documentaire que je vais tourner avec Mélanie Laurent.

C’est à nouveau un moment de changement où je ressens très fort le besoin d’unir mon engagement et mes aspirations à créer. Un recueil de poèmes va être publié aux éditions de la Table ronde au mois de mars/avril 2014. Je suis en train de retourner vers mes premiers amours, mes activités artistiques, mais en essayant de les faire participer au changement de la société.

La faim dans le monde n’est pas une fatalité ?

Non bien sûr. Nous serions d’ores et déjà en mesure de nourrir la planète avec le gâchis alimentaire : ce que jettent chaque année les Américains et les Anglais suffirait à nourrir le milliard de personnes qui souffrent de la faim dans le monde.

Parallèlement, nous avons besoin de profondément transformer le système agricole qui fait que de nombreux paysans dans le monde ne mangent pas à leur faim. Ils sont entraînés dans une logique de marché par laquelle ils produisent pour l’exportation et délaissent l’agriculture vivrière de leur pays. On a besoin de retourner vers une agriculture de plus petite taille dans laquelle chaque pays puisse produire ce dont ils ont besoin et avec des techniques n’utilisant pas de pétrole ni de pesticides.

Avec le mouvement Colibris, nous défendons l’agroécologie qui est une façon de faire de l’agriculture en prenant en compte tout un écosystème. Aujourd’hui des études montrent et notamment un rapport de l’Onu paru en mars 2011 et qu’il est possible de multiplier par 2 les rendements dans les 10 ans de tous les pays étudiés avec des méthodes agroécologiques. Elles sont particulièrement adaptées aux pays du Sud qui ont très peu de mécanisation. Dans le monde, il y a 28 millions de paysans qui ont des tracteurs et 1 milliard 250 millions qui travaillent à la main. Leur donner des techniques qui ne nécessitent pas de mécanisation est primordial.

Alors pourquoi des populations meurent encore de faim si nous avons les solutions ?

Il y a beaucoup d’autres domaines que l’agriculture pour lesquels les solutions existent. Si on prend l’exemple du climat, nous savons qu’en 2100 la planète sera plus chaude qu’elle ne l’a été depuis 3 millions d’années si nous continuons à ne rien faire. Or nous n’avons aucune certitude que les espèces vivant sur Terre (qui n’existaient pas il y a 3 millions d’années) pourront y survivre.

Alors que cette situation est extrêmement grave, rien ne se passe. A mon sens il y a trois grandes raisons à cela :

1/ la pression des lobbies qui arrivent à acheter des responsables politiques de façon plus ou moins déguisée est extrêmement forte

2/ Dans les pays occidentaux, la faim dans le monde ou le réchauffement climatique sont indolores, ils ne se voient et ne se ressentent pas. Par conséquent, les gens ne se mobilisent pas. Je pense qu’ils bougeront de façon très déterminée quand ils prendront la crise en pleine figure.

3/ Nos responsables politiques ont encore une façon de penser du siècle dernier. Ils n’ont pas intégré le changement de culture nécessaire. Par exemple, ils voient toujours les ressources sous forme de stocks plutôt que de flux. Aujourd’hui nous pompons les ressources naturelles jusqu’à épuisement alors que nous savons mettre en place des fonctionnements en boucle comme l’économie circulaire où chaque objet créé entre dans une chaîne de recyclage infinie et où chaque matière première est toujours une matière qui a déjà été utilisée.

Autre exemple, les politiques s’appuient toujours sur l’idée d’une croissance économique matérielle infinie alors qu’aujourd’hui, nous devrions nous concentrer sur une recherche de croissance des potentialités humaines et sur une économie beaucoup plus localisée et dématérialisée. Malheureusement, ils ont encore trop tendance à regarder les problèmes à court terme, à chercher les mesures spectaculaires qui leur permettront de se faire réélire alors que nous avons besoin qu’ils prennent des mesures dont les résultats se verront parfois dans 20 ans. Les électeurs ont aussi leur part de responsabilité dans cette situation, ils veulent voir des résultats tout de suite ce qui n’est pas possible.

Qu’est ce que nous pouvons faire chacun à notre échelle pour participer au changement de la société ?

La première chose à faire et la plus importante, à mon avis, est de faire ce qui nous rend heureux ; ce qui nous passionne le plus dans la vie. Aujourd’hui l’essentiel des comportements que nous avons, et qui détruisent le tissu social ou la planète, sont des comportements de compensation. Trop souvent, nous cherchons à compenser le vide à l’intérieur de nous, en consommant, en partant en week-end à l’autre bout de la planète ou en cherchant à dominer les autres, à être le plus fort, le plus reconnu, le plus influent. Nous entrons dans des logiques de compétitions pour trouver la reconnaissance que nous n’arrivons pas à nous donner à nous-mêmes. La reconnaissance est un besoin fondamental. Donc faire la chose qui nous passionne le plus, qui a du sens pour nous et qui nous épanouit est un bon moyen de briser cette chaîne de la compensation.

Ensuite, il est primordial de nous demander, pour chaque chose que nous faisons, quel impact elle a sur la planète et sur les êtres humains. Cela demande de se renseigner un peu ! Une fois que nous en sommes conscients, nous pouvons agir : acheter des produits biologiques, locaux, équitables pour diminuer le dérèglement climatique, la pollution de l’air et de l’eau, pour que les paysans autour de nous puissent continuent à vivre, économiser l’énergie de toutes les façons possibles, réduire au maximum ses déchets, choisir de ne pas acheter lorsque ce n’est pas nécessaire, etc. Beaucoup de sites expliquent très bien ce que l’on peut faire et pourquoi…

Quel peut être notre déclic pour changer ?

Ce qui nous manque à mon avis, c’est une vision de la société que nous aimerions construire. Comme le plan d’une maison, qui nous permette de rêver et de nous organiser pour la bâtir. De nous donner un objectif désirable. Sans cette vision, on a l’impression que chaque petit geste est perdu dans l’océan et qu’il ne sert à rien. Si je prend une douche plutôt qu’un bain qu’est ce que ça va changer ? Alors qu’il faut comprendre qu’une société est une multitude d’individus, 7 milliards d’individus, qui sont chacun à leur échelle le monde. Si nous avons cette vision de l’avenir, nous comprenons que chaque petit pas que nous faisons est comme une brique que nous posons pour construire la maison à laquelle nous rêvons. Et plus nous serons nombreux à le faire, plus le chantier ira vite !

Je pense que c’est la seule chose que nous pouvons faire : commencer à vivre le monde que nous voulons construire dans notre propre vie. Puis, chercher à avoir un impact plus large.

Il faudrait tous aller vers ce que l’on aime faire mais comment dépasser le blocage de l’argent ?

Peut-être pourrait-on résoudre ce problème de façon structurelle en instaurant un revenu de base inconditionnel, une allocation que tout le monde percevrait pour faire des activités choisies et non subies. Mais de mon expérience, il est déjà possible de dépasser le blocage de l’argent, qui est parfois plus psychologique que réel. Ce sont des histoires que l’on se raconte. Je n’ai jamais fait un métier que je n’aimais pas et pourtant, les embuches étaient nombreuses. Je donne aussi souvent l’exemple du photographe JR qui faisait des graffitis sur les murs et ne venait pas d’un milieu favorisé. Aujourd’hui c’est un des artistes contemporains qui vend des photos les plus chères au monde. Il était porté par quelque chose. Ce qui manque souvent c’est de savoir ce que l’on veut faire, ce qui nous anime, nous fait brûler à l’intérieur.

Est ce toujours possible de vivre de son art ?

Je pense que dans un premier temps, il faut se donner corps et âme à sa passion artistique pour vérifier si l’on est vraiment un artiste ou non. Et il faut avoir le courage de ne pas se mentir et de faire autre chose si ce n’est pas le cas. Si on a le sentiment que c’est un besoin viscéral, il faut trouver des solutions financières tout en continuant à créer en parallèle. Ceux qui y arrivent sont des gens qui ont accepté de prendre plus de risques que les autres et de se donner complètement à leur art. C’est quelque chose qui demande du courage.

C’est quoi être libre ?

Chez Colibris, on parle de l’autonomie alimentaire, énergétique. Être libre c’est d’avoir un degré d’autonomie personnel et collectif suffisamment important pour ne jamais être enfermé. Par exemple, dans l’agroalimentaire, 5 centrales d’achat contrôlent 90% de l’alimentation produite et distribuée sur tout le pays ce qui nous ôte de la liberté. Organiser des circuits courts type AMAP en faisant en sorte de créer un lien particulier avec un paysan redonne de la liberté.

La liberté est aussi intérieure, c’est ta capacité à sortir de ton conditionnement, du carcan des conventions pour être qui tu es fondamentalement. C’est le travail de toute une vie. Le bonheur est une conséquence de la liberté autant qu’il en est un déclencheur.

Qu’est ce que la conscience ?

La conscience c’est notre appréhension de la réalité. Élever son niveau de conscience c’est comme gravir une montagne. Plus tu montes, plus tu vois le paysage largement. Tu perçois les choses d’une façon plus fine et globale. Pour l’humanité avoir un plus haut niveau de conscience serait par exemple de comprendre que lorsqu’on agit, cela a une conséquence sur l’ensemble de la planète. On habite pas juste une ville, un quartier mais on fait partie de l’espèce humaine, de l’Univers et nous avons la responsabilité de faire perdurer le système.

Est ce qu’on va y arriver ?

Ça ne dépend que de nous, on peut y arriver mais il faut qu’on le décide, que nous fassions un choix très déterminé à la fois dans la façon dont nous vivons nos vies individuellement et collectivement. Nous devons nous mobiliser pour orienter la société dans une autre direction.

Je repars de là avec le sourire et des papillons dans le ventre, avec l’envie de faire ce que j’aime sans plus jamais écouter ceux qui nous disent que la vie est dure et qu’on n’y peut rien.

Olivia Zeitline

Quand la projection numérique devient réalité

Interview de Joanie Lemercier, artiste visuel

En travaillant la lumière on peut transformer le sens du monde. Joanie Lermercier artiste visuel (membre du label Antivj) tente de reproduire la réalité grâce à ses projections lumineuses. Son Saint Graal à lui serait de trouver l’illusion d’optique ultime, celle qui ferait que l’on ne puisse plus faire la différence entre l’illusion et le réel. Si nous arrivons à dupliquer la réalité comment serons nous certains que celle dans laquelle nous sommes existe vraiment ?

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– IDENTITÉ –

Age : 31 ans

Résidence : sans domicile fixe, vogue de pays en pays selon les projets.

Parcours : autodidacte, influencé par sa mère professeur de dessin et d’arts plastiques. Diplômé d’une école de webdesign et de développement, il se lance en freelance en Angleterre avant de tomber par hasard sur les arts visuels et le vjing puis de basculer dans les projections numériques.

Médiums : lumière, projections architecturales, dessin, land Art.

Projets marquants : de nombreuses projections numériques sur des grands bâtiments depuis quelques années avec le label Antivj, des expositions en galeries depuis plus d’un an : la galerie Muriel Guépin, New York représente son travail, du vjing et des projections pour des concerts.

Web : Joanie Lemercier Antivj

– INTERVIEW –

La lumière est au centre de ton travail ?

Je travaille essentiellement l’influence de la lumière sur la perception visuelle. Comment flouer la limite entre perception, réalité et illusion ? J’aime l’idée que l’on perçoive le monde uniquement avec la lumière, sans elle nous n’avons plus aucun repère. En travaillant la lumière on peut transformer le sens du monde. J’aime le trompe l’œil : comment remplacer un objet qu’on pense réel par une projection.

Pourquoi créer des projections sur des origamis ?

J’aime la façon dont le papier réagit à la lumière, en fonction des angles de projection. La lumière tape sur une face et crée une lumière indirecte qui se diffuse autour et qui est plus riche en dégradés avec la réfraction. L’origami me permet de revenir au pliage, à quelque chose de plus manuel à réaliser, de sortir de l’écran d’ordinateur plat et rectangulaire. Cela me permet de travailler sur la perception du volume. Je pars généralement d’une une forme très simple que je réalise en origami puis que je multiplie à l’infini avec le plus d’unité possible. Depuis peu, j’essaye de suggérer des mouvements, des explosions, des fragments.

L‘origami est fascinant car il représente une perfection géométrique ?

Oui, je suis aussi fasciné par le nombre d’or que tu retrouves dans certains légumes, dans la nature ou dans certains patterns, par la géométrie sacrée et le mystère des pyramides. Comment les égyptiens ont-ils réussi à construire ces structures ? Cela rajoute un peu de magie dans nos vies.

Cherches-tu à recréer la réalité via des projections numériques ?

Mon rêve est de réaliser une projection ou l’on ne fait plus la différence entre la réalité de l’illusion. Je suis encore en train d’expérimenter et je cherche les clés de l’altération de la réalité visuelle. Grâce aux nouvelles technologies, on s’approche de la limite où on sera plus capable de faire la différence. Mon but est de trouver cette illusion d’optique ultime pour dupliquer la réalité.

Qu’est ce que la réalité ?

Le fait d’avoir envie de créer une réalité virtuelle aussi proche de celle que l’on connaît pose la question de savoir si notre réalité n’est pas aussi une illusion depuis le début ? C’est le scénario de plein de films, dans Matrix quand ils se connectent, ils arrivent dans un autre monde. Qu’est ce qui nous prouve que ce qu’il y a au delà de ce que nous percevons existe, un peu comme dans un jeu vidéo où l’on croit être dans un monde mais ou il n’y a rien derrière les niveaux ? La réalité autour de nous me semble quand même tangible. Je n’ai encore jamais eu de preuve que la réalité n’existe pas.

Penses-tu que l’on perçoit tous la même chose ?

Non, on sait que 2 individus ne peuvent pas percevoir la même chose. Par exemple au niveau de la lumière, on sait que personne ne voit les mêmes couleurs. Les sensations sont différentes en fonction des cultures. L’émotion, la mémoire jouent un rôle dans la perception.

Penses-tu qu’il existe des univers parallèles ?

D’autres univers c’est sur, on le sait un peu tous, ça n’aurait pas de sens qu’il n’y en ait pas d’autres. On a découvert tellement de choses et on a tellement de chose à découvrir. Parallèles je ne sais pas. L’idée de l’infini est assez intéressante en tout cas. La question du rêve me fascine aussi , qu’est ce qui nous prouve que les rêves ne sont pas la réalité ?

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Olivia Zeitline

Pourquoi suivre les coïncidences

Suivre son GPS intérieur quand tous les panneaux de signalisation indiquent le contraire

«Troublantes et parfois indéchiffrables, les coïncidences sont des messagères qui révèlent un sens et une intention de l’univers. En ayant accès à la source de leur création nous pouvons littéralement ré-écrire notre destinée» citation du Livre des coïncidences de Deepak Chopra.

Qu’est-ce qu’une coïncidence ? C’est un peu comme un embranchement qui permet de suivre la bonne route, ne pas se planter de direction et partir à Tours en empruntant l’A14 alors que notre destinée se trouve à Lille et, que pour ne pas tomber en panne en chemin, il va falloir passer par les nationales.

Mais comment faire pour savoir ce qu’elles veulent nous dire ? Ne pas confondre notre gauche de notre droite ? Une coïncidence est souvent le signe qui nous dit d’y aller, de foncer alors que tous nos référentiels s’ y opposent. Suivre les coïncidences cela revient à suivre son GPS intérieur quand tous les panneaux de signalisation indiquent le contraire. C’est un des moyens de se libérer de nos schémas pour retourner à nos rêves d’enfant. Pour lire une coïncidence il faut faire appel à son intuition, renouer avec son instinct animal. On se retrouve alors comme dans la forêt, sans certitudes, sans aire d’autoroute, ni queue aux toilettes et sandwichs triangle. On y revient enfin dans cette grotte qui nous avait tant manqué. Et pour survivre, il n’y a ni bien ni mal, juste nous et notre boussole intérieure.

Pourquoi prêter attention au hasard ? Parce que finalement si on est assis sur cette chaise c’est aussi par pure coïncidence. Tout est est question d’enchaînement, d’emboîtement.

Selon Barbara Max Hubbard, «Nous avons le Big Bang en nous». Toutes les coïncidences sont là pour nous mener vers notre réalisation personnelle et notre accordement collectif. En suivant les coïncidences, nous pourrions nous synchroniser comme les cellules de notre corps qui savent exactement ce que les autres font, comme les oiseaux ou les bancs de poissons qui s’alignent sans se concerter. La synchronicité c’est quoi ? C’est l’ensemble des coïncidences qui se produisent en permanence dans nos vies et qui créent la rythmique de l’univers. Comme le disait Albert Einstein «Les coïncidences sont le moyen pour Dieu de redevenir anonyme».

Pour illustrer cet articles, j’ai choisi les photographies de Linus Ricard, prises en random, semblent suivre, elles aussi, le fil des coïncidences. Voir son site web & son Tumblr.

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Photographies Linus Ricard