Prendre le temps de ralentir le temps

A bout de souffle, nous regardons les journées défiler de plus en plus vite, les semaines, les mois et les années recommencer sans avoir le temps de les voir venir. Nous courrons avec toujours plus de virulence pour gagner un temps qui semble lui aussi avoir commencer son marathon et qui bat désormais les records de vitesse d’Usain Bolt. Le temps semble s’accélérer sans cesse. Pourtant, le temps est notre hologramme, il dépend de notre perception, nous le façonnons à notre image. Et si c’était nous qui ne savions plus nous arrêter ?

Dans nos vies, on aurait bien besoin d’un peu de répit, de prendre le temps de se poser, d’inspirer et d’expirer profondément mais on trouve toujours la bonne excuse du manque de temps. Pourtant, il existe un phénomène assez magique : plus on décide de prendre son temps, plus on en gagne. Le temps est un élastique que nous tendons et détendons à volonté. Et si nous pouvions faire tout ce que vous voulions en une journée et qu’il suffisait juste de prendre le temps de ralentir le temps ?

Qui n’a jamais remarqué que quand on stresse, quand on a peur, le temps passe très vite alors que quand on est serein, on a plus de temps ?

Le temps dépend de notre perception, la preuve parfois on s’ennuie et on regarde sa montre mais «Albel, l’impatience ça ralentit les aiguilles» comme le dit très bien Boujenah dans un single de Radio Nova. L’heure est mathématique me direz vous ? Mais si 60 secondes font une minute, 60 minutes font une heure, 24 heures font une journée et 365 jours font une année, vivons-nous pour autant tous la même minute de la même façon ? Ne pourrions-nous pas l’influer et lui tordre le cou ?

Quand on pense au temps on imagine cette ligne droite dans laquelle chaque cause a sa conséquence. C’est un des fondements du principe de la gravité et de la physique relativiste : nous tombons et nous ne pouvons rien y faire, nous nous enfonçons dans un gouffre sans fin et tout est déterminé. Pourtant les récentes interprétations de nombreux physiciens quantiques offrent de nouvelles perspectives. Nous avons en nous un pouvoir de création, un libre arbitre comme les particules qui font des sauts quantiques aléatoirement et transcendent l’espace-temps (voir l’interview du physicien Emmanuel Ransford). Nous sommes des ondes et la ligne du temps n’est pas droite mais ondulatoire. Nous vibrons. Le temps est cyclique, le temps est rythmique, le tempo est élastique. Le temps est une boucle infinie et finie et c’est dans l’instant présent que se trouve l’éternité.

Pour illustrer cet article, j’ai choisi de vous présenter les travaux d’Emma Kunz, chercheuse, guérisseuse et artiste suisse et ceux de l’artiste américain Robert Lansden dont la représentation des formes géométriques semblent nous parler d’un temps infini et nous amène à plonger dans l’instant présent. 

emma-kunz-1Emma Kunz

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robert-lansden-3Robert Lansden

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