Marianne Ratier au Barbershop

Pour cette nouvelle exposition organisée par Réécrire, Tyrsa, directeur artistique du lieu, invite Marianne Ratier à réinterpréter la nouvelle carte du Barbershop. Du Tartare au Cheesecake, l’illustratrice dissèque au crayon dix plats du menu dans une appétissante série de motifs.

Vernissage le jeudi 04 octobre (19h-02h)

Dj set par Second Guesser (Burnin music)

Exposition à voir jusqu’à fin novembre

Le Barbershop

68 avenue de la République, 75011 Paris

Ouvert tous les jours de 9h à 2h.

Marianne Ratier

Après avoir suivi des études de lettres et de communication visuelle (ECV), Marianne Ratier fait d’abord un passage par la publicité (Publicis, CLM BBDO) avant de se consacrer pleinement à l’illustration en 2008. Depuis, elle a réalisé de nombreux projets, dont certains pour la jeunesse. Elle illustre des livres pour des maisons d’édition (“La Petite taiseuse” livre pour enfants, “Françoise Dolto” roman graphique, publiés chez Naïve), travaille pour la mode (Bérangère Claire) et la presse écrite (Marie Claire, Papier Mâché, Milk).

Si ses clients se multiplient, elle impose sa patte patiente et son style inspiré de gravures anciennes, d’herbiers, de schémas d’anatomie et de photographies daguerréotypées. Fascinée depuis toujours par les objets datés, l’orfèvrerie, et les papiers peints vieillots de ses grands parents, elle analyse et décompose les formes qui se succèdent et s’imbriquent. Empreints de nostalgie, ses dessins redonnent vie à ces rescapés du passé, en associant à une imagerie ancienne des éléments plus contemporains. Ce décalage fait alors basculer ses illustrations dans le domaine du fantastique. Derrière ses personnages lisses et statiques se cache toujours un détail dont l’anachronisme dérange. Marianne accentue ainsi le figuratif de ses dessins pour créer l’imaginaire et la surpirse lorsque le lecteur s’en approche. L’illustratrice essaie de garder dans son travail un regard propre aux enfants, observateurs et cruels. “Les enfants ont cette liberté qui leur permet de regarder ce qu’il ne faut pas voir, ils n’ont pas de filtre.

Ses dessins pour le Barbershop

Pour le Barbershop, elle a conçu ses dessins comme des papiers peints. Son obsession depuis l’enfance : décortiquer les motifs fourmillants. Comme une sorte de jeu, elle isole des parties pour voir ce qui se répète. Finalement, son défi pour cette expostion a été de créer un accident dans chacun des motifs représentants les plats du Barbershop. Alors que la symétrie devrait empêcher l’erreur, Marianne Ratier y glisse des intrus. Toute la minutie quasi mathématique du dessin qui se répète est détruite par de petits rongeurs. Des ratons envahissent la cuisine du Barbershop !

Télécharger le dossier de presse

Le cheesburger

La salade césar


Le fondant